Tissage d’Arachné

Bonjour. Je vous propose aujourd’hui la lecture du mythe grec d’Arachné. Après le lecture je vous montrerai comment fabriquer un « métier à tisser » et l’utiliser pour créer une tapisserie avec ce que vous avez sans doute déjà chez vous. Objectif zéro déchet, zéro achat et surtout on reste chez soi.

La tapisserie d’Arachné
Arachné excellait dans l’art de tisser. Assise devant son
métier à tisser, elle souriait et chantait en travaillant. Les
habitants de son village et de tout le pays venaient admirer
son travail. Arachné adorait leurs compliments et ne tarda
pas à être très satisfaite d’elle-même.
« Je tisse des motifs encore plus jolis que ceux de la déesse
Athéna, se vanta-t-elle auprès d’une vieille femme.

  • Chut ! Athéna pourrait t’entendre, murmura la vieille
    femme.
  • Je m’en moque », répondit Arachné tout haut.
    Chacun savait combien il était dangereux de parler des
    dieux et des déesses. S’ils entendaient quelque chose qui
    leur déplaisait, il leur arrivait de se venger.
    Et comme de juste, Athéna apparut à l’entrée de la maison
    d’Arachné. Surprise, Arachné abandonna son ouvrage, alla
    s’agenouiller devant la déesse du tissage et leva les yeux
    vers elle avec fierté.
    « Je crois t’avoir entendue prononcer mon nom, dit
    Athéna. Je suis venue voir ton travail. » Elle souriait, mais
    sa voix était si glacée que les spectateurs de la scène
    s’enfuirent terrifiés. Athéna regarda la tapisserie sur le
    métier.
    « Je dois admettre que tu tisses très bien, déclara-t-elle.
  • Pourrais-tu faire mieux ? demanda Arachné avec audace.
  • C’est ce que nous allons voir, répondit Athéna. Je te
    propose un petit concours, juste entre toi et moi. »
    Athéna et Arachné se mirent à l’oeuvre. Elles tissèrent des
    jours durant, utilisant les couleurs les plus éclatantes pour
    tisser les motifs les plus ravissants. Lorsqu’elles eurent
    enfin terminé, elles posèrent chacune leur ouvrage, l’un à
    côté de l’autre. On se pressa pour venir les admirer et
    tenter de décider lequel des deux était le plus réussi.
    Athéna contempla en silence les deux
    magnifiques tapisseries. Puis elle se mit à
    hurler de rage. Elle n’était pas prête à
    l’admettre, mais la tapisserie d’Arachné
    était plus réussie que la sienne. Elle s’en
    saisit et la déchira avec fureur.

« Puisque tu tisses si bien, lança-t-elle à Arachné terrifiée,
tu tisseras pour l’éternité et personne ne voudra de tes
tapisseries. »
Elle tapota l’épaule d’Arachné, et cette dernière s’écroula
sur le sol. Sous les yeux horrifiés de la foule, la jeune fille
se ratatina jusqu’à ne plus être qu’une petite tache noire. Il
lui poussa huit pattes et elle fila se réfugier dans un coin
sombre. Athéna avait transformé l’audacieuse
Arachné en araignée. Depuis ce jour, Arachné et ses
nombreuses descendantes tissent des toiles
magnifiques. On voit parfois celles-ci dans les
coins poussiéreux ou dans les jardins, au petit
matin, couvertes de rosée étincelante.

Fabriquer un métier à tisser

Prendre un cadre photo de 30cm à peu près. Il pourra être plus grand ou plus petit selon votre envie. Retirer la photo, le fond et ne conserver que le cadre. Tendre 10 fils sur le cadre à une distance de 1cm à peu près. Nouer solidement les ficelles. On peut choisir n’importe quelle ficelle, elle doit juste être solide et rigide.

Ensuite on choisit une grosse laine, grosse ficelle. Si vous n’en avez pas, vous pouvez découper ou déchirer des bandes de vieux t-shirts de toutes les couleurs, unis ou à motifs.

Avec des bandes de vieux t-shirts
Ou de la grosse grosse laine

Voilà, nous pouvons commencer le tissage. Commençons par nouer le brin de fil à la ficelle tendue de gauche. Puis commence le dessus-dessous-dessus-dessous etc etc etc… Quand nous arrivons en fin de ligne, on continue dans l’autre sens dessous quand c’était dessus et dessus quand c’était dessous. En images ce sera plus clair. Bien « tasser » chaque ligne pour un meilleur rendu.

Dessus dessous dessus dessous, une ligne après l’autre.

Lorsqu’on arrive au bout de son brin de fil, on noue le prochain brin au premier. Ça fait un noeud, ok, mais moi ça ne me dérange pas 😉. Ne pas choisir des brins trop longs, on s’emmêle, c’est la galère !!!

Avec de la grosse laine.

Lorsque nous arrivons à 7cm du haut à peu près, ou avant si le coeur n’y est plus c’est le moment de stopper. Nouer votre fil à la ficelle tendue. Puis on coupe les ficelles tendues deux par deux et on les noue solidement ensemble. On détache ainsi notre tissage du cadre petit à petit. Recommençons de l’autre côté.

Je noue les ficelles 2 par 2.

Et voilà c’est terminé. A faire avec toutes sortes de matériaux, rajouter des perles, des rubans, des fanfreluches. Il n’y a pas de limite à votre imagination. On peut rajouter des ficelles tendues pour utiliser une laine plus fine, le rendu n’en sera que meilleur.

Alors, quelle est la plus belle tapisserie?

LE GOÛT DE LIRE

J’ai souvent entendu cette question « Comment donner le goût de la lecture à mon enfant? » ou encore cette remarque si désespérée « Mon enfant ne lit pas, il déteste la lecture, que faire? ».

Bien entendu je n’ai aucune solution miracle mais voici quelques pistes qui je l’espère peuvent accompagner des familles vers le plaisir de lire, de dévorer les histoires, de s’évader…

Pas de stress

Oui, oui, c’est toujours comme ça que je commence « houlala ne nous inquiétons pas ». Votre enfant n’aime pas lire pour le moment, c’est important de replacer le contexte. Il a 6 ans, 10ans, 13 ans et il n’a pas encore trouvé le goût de lire. J’ose alors parler de moi et de mon histoire avec les livres. Petite, je n’avais que très très peu de livres à la maison, il n’y avait pas de bibliothèque et, disons-le franchement, je n’aimais pas lire. Moi je jouais dans la forêt, dans la boue, je crapahutais, alors rester assise avec un livre, beurk très peu pour moi. J’ai réussi ma scolarité, suivi des études universitaires sans aimer lire, oui c’est possible. Lire les classiques en cours, beurk, les BD beurk, bref je ne lisais que par pure obligation. Et la rencontre s’est faite avec Victor Hugo (« Le dernier jour d’un condamné », bizarre bizarre cette rencontre). Très étrange mais cet auteur m’a transportée, m’a fait réfléchir et hop j’ai découvert le vrai amour de la lecture à 23 ans.

Mais je comprends le désir d’aider votre enfant à entrer dans la lecture. Je ne nierai pas les bienfaits de la lecture sur l’enrichissement du lexique, sur l’appropriation de la syntaxe etc… On écrit peut-être mieux quand on lit beaucoup. Mais il ne faut pas exagérer et surtout ne pas dramatiser.

Désacralisation

Ho oui, désacralisons les livres. Je vois encore très souvent les livres présentés comme des joyaux, des petits objets fragiles et précieux. « On ne jette pas un livre », « on ne corne pas un livre ».

Hé bien j’oserai dire que si: écornons les livres, promenons-les au fond du sac à main ou du sac à dos, bavons sur les pages après nous être endormis, tournons les pages avec des doigts sales!

Des livres jugés subversifs ont été brûlés dans les pires périodes de notre Histoire, mais ça n’a rien à voir avec le fait de jeter un livre qui a pris l’eau, ou qui a mal vieilli et n’intéresse plus personne. Il sera recyclé et hop!

Un enfant qui lit emmène son livre dans le lit, en voiture, dans l’herbe, il le salit, l’écorne et le roule en boule. Demanderait-on à un enfant de ne pas salir son doudou? De le laisser dans une étagère?

La sacralisation des livres les rend inaccessibles pour de nombreux enfants. Ils n’osent pas s’en emparer, ils pensent que ce n’est pas pour eux, que c’est trop précieux. On ne déchire pas un livre mais comme on ne casse pas son jouet ou une assiette, c’est un objet que l’on respecte. Je sais bien que des personnes sont tout à fait opposées à mon point de vue, qu’il existe l’idée de rendre le livre précieux et magique, et pourquoi pas après tout! Je pense juste que le livre devrait être un objet du quotidien, un objet comme un autre, accessible, à portée de main; disponible.

C’est le plaisir que l’on éprouve à lire, à voyager avec son imagination, ce sont les histoires qui sont importantes, qui nous marqueront, pas l’objet.

Tout est bon dans la lecture

Oui oui tout est bon à lire, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise lecture. Des BD, des mangas, des étiquettes, des documentaires sur le foot, les chevaux, les trains, des classiques, des albums… c’est si riche!

Alors je crois qu’on peut laisser les enfants choisir ce qui leur plaira. On ne critique pas une lecture, on ne se moque pas d’un enfant qui lit un livre pour les plus petits tout comme on n’empêche pas un enfant de lire un livre de grands.

En classe de Petite Section de maternelle j’avais placé des livres de cuisine, des bande-dessinées, des documentaires et même des romans de poche dans la bibliothèque à côté des albums de petits. Les livres étaient en libre service et les petits regardaient les recettes à plusieurs et venaient m’interroger sur un mot, une étape. Hé oui c’est aussi de la lecture.

Des livres partout, tout le temps

Comme toujours c’est l’exemple qui fonctionne le plus avec nos enfants. C’est difficile de faire aimer la lecture quand on n’aime pas lire soi-même. Mais je ne suis pas en train de vous culpabiliser, vous vous souvenez, j’ai écrit que ne pas aimer lire ne signifie pas rater sa scolarité. Vous n’avez pas encore trouvé votre livre déclencheur ou alors vous avez du mal à lire pour une raison ou une autre. Pourquoi ne pas en parler avec votre enfant? Et puis on peut lire ensemble aussi, ou regarder des images et inventer une histoire (lire des images c’est lire aussi!).

Chez nous les livres c’est comme les carottes, c’est à volonté! On lit, on relit, on comprend ou pas trop. On choisit son livre en fonction de son humeur: j’ai bien envie d’un classique aujourd’hui, bon une petite histoire policière ce sera top. (Moi j’ai opté pour la liseuse, parce que ça me permet de lire dans le noir dans mon lit à toute heure, de quitter un livre qui ne me plaît pas sans trop de regret, de moins encombrer mes étagères, d’emmener plein de livres en vacances!)

Mais surtout surtout on lit dans la joie! Ce serait si triste de se forcer tous à lire, d’éprouver à nouveau ce calvaire de la fiche de lecture de 6ème. Lire c’est ressentir des émotions, c’est se poser des questions, c’est réfléchir, c’est découvrir. Si un livre ne vous plaît pas, changez-le, et hop!

On lit assez facilement la petite histoire du soir à nos enfants quand ils ne savent pas encore lire. Mais pourquoi arrêter quand ils ont appris à lire, quelle punition! Profitons de ces moments de lecture câlin tant que nos enfants le désirent. Pourquoi se passer d’un tel moment de plaisir? Après les petites histoires on peut passer aux romans à lire en plusieurs fois. 15 minutes chaque soir, ce n’est pas très long mais c’est si doux.

Pas de stress, que du plaisir

Oui oui j’insiste un peu mais si votre enfant n’aime pas lire, si vous n’aimez pas lire, ce n’est pas très grave, ça viendra un jour, ou pas d’ailleurs.

Et puis on peut lire des magazines, des mangas, des romans d’amour à l’eau de rose, des biographies, c’est si vaste, les bibliothèques sont remplies de merveilles, il y aura forcément un bijou pour vous.

Je conseille toujours Daniel Pennac pour les lecteurs qui débutent leur aventure: « La fée carabine », « au bonheur des Ogres ». Ou des romans policiers de Fred Vargas par exemple. Moi j’aime Sepulveda « le Vieux qui lisait des romans d’amour », c’est court, c’est très bien écrit et hyper abordable, on voyage, on rit et on rêve. Je crois que j’ai presque tout lu de Luis Sepulveda, quand on aime on en compte pas!

Je ne me moquerai jamais de vos lectures, toutes les lectures sont bonnes. Et personne ne doit se moquer, gronder, critiquer quelqu’un qui n’aime pas lire.

2 avril: Journée internationale de sensibilisation à l’autisme

L’autisme, je ne sais pas comment en parler, je bafouille, je m’exprime mal, j’ai peur de dire des mots à ne pas dire, je ne sais pas quels mots prononcer… non pas que l’autisme me mette mal à l’aise, que les enfants me troubleraient parce que non en fait, non, je les comprends, je les connais, leur monde je le connais. Je connais ces situations où l’on se sent perdu face aux autres, où l’on sent que les mots choisis n’étaient pas les bons, qu’on était encore juste à côté. Le regard des autres qui nous fait comprendre qu’on s’est encore trompé, qu’on a mal analysé malgré les efforts, que notre émotion n’est pas adaptée, qu’il fallait se taire. Ces moments où l’on sent que notre interlocuteur n’est pas naturel, que la conversation n’est pas vraie, mais que tout le monde fait comme si. Pourquoi demande-t-il comment je vais s’il s’en moque? Ha oui, je ne dois pas le dire, désolée, je ne savais pas…

Alors moi je ris, je ris des conversations ratées, je ris des malentendus. Je ne ris pas pour me cacher mais parce que ça me fait rire, c’est la voie que j’ai choisie. Alors je m’amuse beaucoup, je suis un peu farfelue. Bon, j’ai aussi appris à force d’observations et de questions aux personnes de confiance les règles sociales, alors je les applique de mon mieux. Je vois encore l’agacement chez certaines personnes mais ce n’est pas grave parce que nous n’aurons jamais de vraie relation et puis tant pis. Et je vois surtout des visages radieux, des sourires, du partage, de la joie.

J’ai trouvé le métier qui me convient, j’ai trouvé ma place dans ce monde. Je travaille avec les enfants que je comprends, ils apprécient mon honnêteté, mon naturel et mon rire. Et je peux partager avec eux mes passions, tous ces sujets que j’ai rencontrés dans ma vie et qu’il ‘a fallu connaître jusqu’au bout des ongles. Je crois que mon goût immodéré pour apprendre, connaître tous les détails d’un sujet (préhistoire, mythologie, couture, astronomie…) est communicatif. Je suis si heureuse de cette place que je me suis trouvée, de ce travail que je me suis créé. Je peux aider des enfants en les acceptant juste comme ils sont dans un espace de vraie liberté. Je connais l’embarras dans lequel on peut être à cause d’une odeur désagréable, d’une chaise bancale, d’un bruit persistant, d’une lumière clignotante alors j’adapte l’environnement pour les enfants qui y sont sensibles. Je fais tout pour que chacun soit accepté comme il est, et je crois pouvoir dire que ça marche.

Et puis je suis tombée sur cette vidéo partagée sur la réseaux sociaux par une amie et qui explique si bien ce qu’est l’autisme. Couper les cheveux de son fils qui est vécu comme une violence (jusqu’à trouver la bonne coiffeuse qui saura écouter, parler, attendre), le bruit des motos, le sèche-main dans les toilettes publiques, et entendre sans cesse qu’il est dans la lune, qu’il ne regarde pas sa maîtresse dans les yeux, qu’il se roule par terre et que c’est quand même bizarre à son âge, qu’il rit dans des situations qui n’ont rien de drôle… et sentir sa solitude, le harcèlement dont il sera victime (parce qu’il est bizarre quand même). Et puis à un moment une psychologue se tourne vers moi, la maman que l’on accuse de trop le couver (ou pas assez j’imagine), d’avoir une relation trop fusionnelle, alors on essaie de se séparer, de le laisser se débrouiller, et on le regarde souffrir et on souffre. C’était il y a longtemps, et on ne parlait pas de TSA, les autistes étaient dans des instituts, ne communiquaient pas du tout. Il n’y avait pas de degrés différents, de troubles plus « légers », juste un lourd handicap ou rien. Alors pas de diagnostic, juste un regard, ou ce mot autisme qui est dit tout bas vite fait, mais non peut-être pas, parce que quand même il parle avec les autres…

Maintenant on se fait des gros câlins un peu bancals qui font rire son papa, entre gens bizarres on fait ce qu’on peut. Une enfance, une adolescence sans se mettre en colère, ça il ne sait pas trop le faire. Il analyse toutes les situations avec sang froid pour répondre au mieux aux attentes, c’est sa façon d’interagir maintenant. Mais il est cool, il assume et joue de son excentricité comme je l’ai fait en mon temps. Un jour on passe de « tu es trop bizarre, je ne joue pas avec toi » à « t’es bizarre, j’adore, t’es trop cool, viens on va traîner ensemble ».

Et voilà je ne sais pas si j’ai bien fait de me confier ainsi, ce n’est sans doute pas hyper correct socialement, mais ce n’est pas grave, les personnes qui liront ne sont pas bien nombreuses de toute façon. Mais pour tous ceux qui souffrent ou ont souffert je voulais juste dire qu’on vit bien, qu’il y a de la place pour eux, et que vraiment, vraiment, tout ira bien. Comment accepter les autres si on ne s’accepte pas soi-même?

Le Chêne, un film à voir en famille

Un documentaire sans commentaires, un film sans acteurs? Nous avons testé ce film en famille, et il a été plus que validé par les parents et les enfants ( et adolescents). Nous avons ri avec les balanins, nous avons tressailli pour les mulots chassés de toutes parts, nous avons admiré les prouesses de l’écureuil et accompagné le vol des geais.

Le Chêne est un film de Michel Seydoux et Laurent Charbonnier, sorti le 23 février 2022 ( oups, je suis un peu en retard) mais encore visible au cinéma. Les images sont grandioses je vous conseille donc de le voir sur grand écran ( en plus du soutien indispensable aux salles de cinéma).

4 saisons pour cet arbre majestueux et les habitants qui y ont trouvé un abri. Je pense que l’envie de protéger l’environnement passe par la découverte, la compréhension et surtout l’admiration de cette nature.

Kawaii, vous avez dit kawaii ?

Pour la préparation du prochain stage sur le Japon j’ai trouvé ce super livre. Des dessins simples, amusants, avec des explications étape par étape.

Nous venons, mes enfants et moi, de passer 2h à dessiner. Mes ados se sont emparés des dessins, visages, expressions et ont mixé le tout pour créer leurs propres motifs. Mon plus petit a suivi le pas à pas et, lui qui se démoralise habituellement assez vite en dessin ou écriture, a éprouvé une réelle satisfaction face à ses super productions 🥰.

Dessiner ensemble c’est toujours l’occasion de papoter, de rire, de se vanter un peu, de se féliciter les uns les autres et donc de passer un moment unique.

J’ai toujours dessiné dans les marges de mes cahiers, sur des bouts de papier en réunion. Dessiner m’aide à me concentrer en occupant mes mains pour libérer mon cerveau. Les petits dessins kawaii sont parfaits pour ces situations.

Livre Coup de coeur

Voici un livre incroyable de Delphine Rieu et Julie Gore, illustré par Nicolas Leroy qui participe à la bataille contre les stéréotypes de genre

L’histoire: un extra terrestre arrive sur la Terre. Chez lui, pas de femme, pas d’homme, il n’y a pas de genre. Il rencontre et interroge des Terriens, petits et grands, pour comprendre ce qu’est le genre, et il se retrouve assez vite perdu face aux nombreuses contradictions.

Le rose c’est que pour les filles? Les jeux vidéos ne sont faits que pour les garçons? Et la corde à sauter? Et le soin aux enfants?…

C’est très drôle, très intelligent, et le message est clairement explicité avec des illustrations sur le corps humain, des explications sur les changements ce us dans son corps au moment de la puberté.

Les couleurs, les sports, les jeux… N’ont pas de genre, tu peux aimer ce que tu veux que tu dois garçon ou fille, voici ce chouette message à partager avec nos enfants qui se retrouvent assez tôt confrontés à ces préjugés

Vous aurez compris que je recommande vivement ce livre qui amène des discussions très intéressantes avec nos enfants ( mon fils a été très bavard 😉)

S’amuser à apprendre: l’atelier

D’une belle rencontre faite au détour d’un marché naquit une collaboration. Marie-Hélène est spécialiste de jeux éducatifs qu’elle propose sur son site http://www.coccinelle-boutique.com, ainsi que de belles expériences, idées, réflexions … elle est aussi une belle personne qui partage son expérience de maman pas comme les autres sur ses pages Facebook et Instagram.

Pour une première fois ( et pas la dernière, je pense bien 😁) Marie-Hélène m’accompagnera dans un atelier le 30 septembre à Faramans dès 9h30.

Le parent accompagnateur pourra tester des jeux avec son( ses) enfant(s) avec nous. Ce sera aussi l’occasion de discuter, échanger, rigoler ( ben ça je ne peux jamais m’en empêcher 😄) autour de l’éducation positive et des pédagogies alternatives.

Je pressens 👃👃 une matinée bien riche en rencontres et échanges, j’ai hâte !!!

Comme vous le savez bien, « au bonheur d’apprendre » est très ief-friendly.

Au fait: c’est gratuit!

Coronavirus oblige, nous ne pourrons pas accueillir plus de 10 personnes, et demanderons aux adultes de venir masqués.

L’atelier se déroulera à mon local à la mairie de Faramans, de 9h30 à 12h00, les places partent viiite !

Le haïku avec les enfants

Le haïku, petit poème traditionnel japonais est une source d’inspiration, d’étonnement, de méditation pour moi, et j’aime partager ce regard avec les enfants.

Le haïku ou : comment exprimer une profondeur, une sensation, une contradiction avec les mots les plus justes, les plus purs. Il est très éloigné, pour moi, de la poésie que les enfants ont l’habitude de côtoyer à l’école, avec les rimes, les jolis mots ( pompeux?), les fioritures, les métaphores et figures de style en tous genres. J’aime la poésie classique occidentale aussi, mais le haïku a une autre résonance par son ancrage.

Écrire un haïku avec un enfant:

  • Lire des haïkus et faire ressentir à l’enfant la forme et le fond, l’émotion, le sens ,mais aussi la structure ( on peut commencer à compter les syllabes)
  • Faire dessiner à l’enfant à main levée 3 lignes horizontales : une courte, une longue et une troisième courte qui représenteront les 3 vers du Haïku.
  • Le haïku peut avoir plusieurs thèmes liés à la nature, les éléments, les saisons, les animaux… Il exprime un moment vécu sensoriellement ( Vu, entendu, senti, ressenti) par l’auteur. Le mieux serait de pouvoir écrire dès que l’on vit ce moment: un rayon de soleil sur une goutte de pluie, le chant solitaire d’un oiseau, le vent sur sa peau mouillée après la pluie… les sources d’inspiration sont si nombreuses! Mais choisir le souvenir d’un moment vécu, un émerveillement du quotidien sera parfait aussi.
  • Une fois le moment choisi, donc le sujet choisi, aider l’enfant à se remémorer précisément ce moment, les ressentis, revivre en quelque sorte cet épisode. L’adulte peut prendre en note ce que pendant dira pour l’aider ensuite.
  • Voici le moment de passer à l’écrit. 3 vers de 5 syllabes, 7 syllabes, 5 syllabes. ( on peut tricher avec les « e » muet ). S’il manque 1 syllabe ce n’est pas bien grave, le but est de garder le rythme, la forme générale. Chaque vers a une entité propre, n’est pas la suite du vers précédent. Alors on peut chercher 3 idées en progression, comme une histoire ou comme un zoom ou une prise de recul, ou une contradiction, ou une surprise ( ha c’est un chien! ha il est dans son jardin…)
  • Premier jet. Je préfère l’utilisation d’un stylo non effaçable pour garder la trace de l’évolution de l’écrit. Le premier écrit est souvent trop plein de fioritures et on réduira petit à petit pour ne garder que l’essentiel. Les déterminants sont souvent inutiles, les enlever rajoute un style très sympa ( exemple: une immense montagne toute blanche de neige devient: Montagne enneigée). Le temps de conjugaison utilisé est le présent.
  • On compte, on coupe, on change, et on arrive au résultat recherché avec bonheur.

L’écriture du Haïku permet un ancrage dans le temps présent, valorise la rêverie ( ha enfin!) et aide à l’émerveillement au quotidien, alors allons-y et surtout ne le transformons pas en exercice de comptage de syllabes et de correction de l’orthographe…

Il ne restera qu’à illustrer notre écrit par du sumi-e, peinture à l’encre de Chine.

Yann, 7 ans
Tim, 9 ans
Pauline, 12 ans
Zoé, 7 ans
Adam, 9 ans
Antonin, 7 ans

ATELIERS pédagogiques « Un voyage au Japon »

Mardi 25 août et mercredi 26 août ( une date au choix) les enfants pourront vivre un moment de collectivité, de coopération sur le thème du Japon.

Lors de chaque atelier les enfants s’initieront à l’art du Haïku, à la peinture à l’encre de Chine ( Sumi-e) et à l’origami, de 3ans à 12 ans.

Vous trouverez tous les détails sur le site, rubrique  » ateliers pédagogiques ».

Stages à venir

Les stages de juillet, du 06 au 10 puis du 20 au 24, sur la paléontologie approchent à grands pas. Les préparatifs sont presque terminés, je fignole encore et encore😁.

Voici une photo pour vous donner une idée des nouveaux stages qui se profilent pour la fin du mois d’août, les vacances de la Toussaint, puis les vacances d’hiver.

J’ai dédoublé le stage de juillet pour satisfaire ( presque) tous les enfants. A voir pour la suite.

Quel bonheur de travailler avec ces enfants sur des thèmes si passionnants, j’ai hâte de les retrouver et de rencontrer les nouveaux inscrits.

A bientôt !

STAGE pédagogique juillet

C’est avec un grand soulagement que j’ai appris que le stage que je préparais pour le mois de juillet pourra avoir lieu.

Quelle joie de retrouver un groupe d’enfants de 3 à 12 ans pour découvrir, jouer, créer, expérimenter, manipuler… comme de véritables paléontologues!

Les enfants pourront enfin répondre à toutes ces questions que posent sans arrêt les parents:

  • Quel est le plus gros des dinosaures?
  • Est-ce que les dinosaures mangeaient les hommes préhistoriques?
  • Comment on sait à quoi ressemblaient les dinosaures?
  • Ils mangeaient tous de la viande?
  • Etc… etc…

Ha ces parents et leurs questions!

Vous trouverez toutes les informations concernant ce stage dans la rubrique  » stages vacances ».

En tout cas moi je suis contente, soulagée, impatiente de retrouver les enfants en juillet!