Le crumble pour tous

La cuisine est par excellence une activité de partage à réaliser en famille. Je vous livre ici la recette ultime du crumble aux pommes très crumblée, un délice!

Les intérêts de la cuisine: lire une recette, mesurer, couper, mélanger, partager les tâches, papoter, picorer, rigoler. Attention à ne pas tomber dans les pièges du  » allez tu mesures! » « Mais non, pas comme ça ! » « Tu en as mis de partout! ». Cuisiner engendre toujours un peu de désordre, et ce n’ est pas grave, on rangera à la fin, tous ensemble. On cuisine parce qu’on en a envie, en suscitant le plaisir, l’envie, avec un résultat visible très gratifiant.

La recette

  • 6 grosses pommes, ou 10 petites ( profitons en pour nous débarrasser des pommes un peu abîmées ) Golden ou Canada
  • 150g de cassonade
  • 150g de farine de blé ( ou farine de châtaigne c’est délicieux et sans gluten)
  • 125g de beurre ( le sortir du frigo 1/2h avant… moi j’oublie tout le temps oups)
  • 1 cuillère à café de cannelle en poudre
  • 1 sachet de sucre vanillé le jus d’un citron
Oui oui mes pommes étaient minuscules, j’en ai pris plein.!
La farine de châtaignes apporte une saveur unique.

Laver puis éplucher, évider et couper les pommes en cubes grossiers et les répartir dans un plat allant au four.

On garde les épluchures pour… surprise.

Verser sur les pommes le jus de citron, le cannelle et le sucre vanillé.

Dans un saladier mélanger la farine, la cassonade et le beurre coupé en petits cubes. Mélanger du bout des doigts pour former une pâte grumeleuse. Crumble=grumeaux.

Emietter sur les pommes. Et hop au four pour 30 minutes à peu près. Ce sera prêt quand le crumble sera bien doré et que l’on voit un peu de caramel sur les côtés.

A déguster tiède c’est encore meilleur!

Les pommes sont fondantes, caramelisees, la pète est croustillante… miam miam

Et les épluchures alors?

Pour les animaux, ou les poules ou le compost! Rien ne se perd.

Yayoi Kasuma

Yayoi Kasuma est une artiste contemporaine japonaise, qui utilise souvent des pois et des couleurs, que je vous propose de découvrir ou redécouvrir. Ses oeuvres sont reconnaissables, obsessionnelles.

L’obsession des pois

« Je n’imagine pas ce qu’aurait été ma vie sans les pois. Mon obsession pour eux a fait de moi l’artiste que je suis. » Yayoï Kusama couvre le monde de pois multicolores pour le maîtriser. Elle les dessinait enfant, et ils font encore partie intégrante de sa vie et de son œuvre aujourd’hui. Le paradoxe, c’est qu’elle désire qu’ils « l’effacent », tout en faisant d’elle une personne « visible ».

Je vous propose de couvrir notre monde de pois de couleurs pour le rendre plus joyeux, pour exprimer notre ressenti durant cette période de confinement. L’art comme thérapie, et lors d’un moment passé avec son enfant ce sera encore plus fort. Nous effectuerons des gestes répétitifs, qui sont toujours propices à la méditation ou à des conversations très riches.

Yayoi Kusama – – – Histoire de l'art du XXe siècle – – licence pro ...

Libérons notre parole, notre esprit en occupant nos mains.

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Yayoi Kusama | Dunedin Public Art Gallery

Matériel : de la peinture et des pinceaux, des feutres permanents ( ou pas), des gommettes rondes ( si elles ont une autre forme… ben il faudra découper), du papier de soie ( ou papiers de couleurs fins ) de la colle blanche ( ou autre colle, mais ce sera plus compliqué ).

Des supports à décorer : cache-pot, chaise, pot, boîte, tablette, petit meuble etc…

J’ai découpé des ronds de différentes tailles dans le papier de soie.
Nous nous sommes installés dehors, sur la terrasse, mais sur la table de la cuisine ca

Et voilà, le moment est venu de se lancer. Nous avons décidé mon petit bonhomme et moi d’utiliser une technique par support, mais on peut mélanger. De la peinture pour la petite étagère, le papier de soie collé façon decopatch pour le pot en céramique, les gommettes pour le seau et le feutre noir pour le pot jaune en céramique.

Des pois au feutre permanent. Pour tous les âges.
La peinture 😊. Ça commençait bien, très sérieusement et puis… ça va plus vite ave les doigts et puis… ho ça se mélange super bien! 🤣 quel succès !
Un doigt par couleur, belle idée !
De la colle blanche, un rond de papier de soie et encore de la colle. On laisse sécher et c’est très chouette.
Et voilà le selutat final. Nous avons passé un très beau moment ensemble et le résultat est chouette, non? Cette petite étagère me sera très utile pour présenter mes créations lors des marchés artisanaux que je fais.

Merci pour votre lecture, en espérant vous avoir inspiré-e. Cette activité m’a beaucoup apporté, surtout des bons moments de rire avec mon plus jeune fils. Il n’a pas tout fait, et ce n’est pas grave. Il n’a pas forcément suivi mes consignes et tant mieux, il a eu de belles idées.

N’hésitez pas à laisser un commentaire et des photos de vos oeuvres.

Tissage d’Arachné

Bonjour. Je vous propose aujourd’hui la lecture du mythe grec d’Arachné. Après le lecture je vous montrerai comment fabriquer un « métier à tisser » et l’utiliser pour créer une tapisserie avec ce que vous avez sans doute déjà chez vous. Objectif zéro déchet, zéro achat et surtout on reste chez soi.

La tapisserie d’Arachné
Arachné excellait dans l’art de tisser. Assise devant son
métier à tisser, elle souriait et chantait en travaillant. Les
habitants de son village et de tout le pays venaient admirer
son travail. Arachné adorait leurs compliments et ne tarda
pas à être très satisfaite d’elle-même.
« Je tisse des motifs encore plus jolis que ceux de la déesse
Athéna, se vanta-t-elle auprès d’une vieille femme.

  • Chut ! Athéna pourrait t’entendre, murmura la vieille
    femme.
  • Je m’en moque », répondit Arachné tout haut.
    Chacun savait combien il était dangereux de parler des
    dieux et des déesses. S’ils entendaient quelque chose qui
    leur déplaisait, il leur arrivait de se venger.
    Et comme de juste, Athéna apparut à l’entrée de la maison
    d’Arachné. Surprise, Arachné abandonna son ouvrage, alla
    s’agenouiller devant la déesse du tissage et leva les yeux
    vers elle avec fierté.
    « Je crois t’avoir entendue prononcer mon nom, dit
    Athéna. Je suis venue voir ton travail. » Elle souriait, mais
    sa voix était si glacée que les spectateurs de la scène
    s’enfuirent terrifiés. Athéna regarda la tapisserie sur le
    métier.
    « Je dois admettre que tu tisses très bien, déclara-t-elle.
  • Pourrais-tu faire mieux ? demanda Arachné avec audace.
  • C’est ce que nous allons voir, répondit Athéna. Je te
    propose un petit concours, juste entre toi et moi. »
    Athéna et Arachné se mirent à l’oeuvre. Elles tissèrent des
    jours durant, utilisant les couleurs les plus éclatantes pour
    tisser les motifs les plus ravissants. Lorsqu’elles eurent
    enfin terminé, elles posèrent chacune leur ouvrage, l’un à
    côté de l’autre. On se pressa pour venir les admirer et
    tenter de décider lequel des deux était le plus réussi.
    Athéna contempla en silence les deux
    magnifiques tapisseries. Puis elle se mit à
    hurler de rage. Elle n’était pas prête à
    l’admettre, mais la tapisserie d’Arachné
    était plus réussie que la sienne. Elle s’en
    saisit et la déchira avec fureur.

« Puisque tu tisses si bien, lança-t-elle à Arachné terrifiée,
tu tisseras pour l’éternité et personne ne voudra de tes
tapisseries. »
Elle tapota l’épaule d’Arachné, et cette dernière s’écroula
sur le sol. Sous les yeux horrifiés de la foule, la jeune fille
se ratatina jusqu’à ne plus être qu’une petite tache noire. Il
lui poussa huit pattes et elle fila se réfugier dans un coin
sombre. Athéna avait transformé l’audacieuse
Arachné en araignée. Depuis ce jour, Arachné et ses
nombreuses descendantes tissent des toiles
magnifiques. On voit parfois celles-ci dans les
coins poussiéreux ou dans les jardins, au petit
matin, couvertes de rosée étincelante.

Fabriquer un métier à tisser

Prendre un cadre photo de 30cm à peu près. Il pourra être plus grand ou plus petit selon votre envie. Retirer la photo, le fond et ne conserver que le cadre. Tendre 10 fils sur le cadre à une distance de 1cm à peu près. Nouer solidement les ficelles. On peut choisir n’importe quelle ficelle, elle doit juste être solide et rigide.

Ensuite on choisit une grosse laine, grosse ficelle. Si vous n’en avez pas, vous pouvez découper ou déchirer des bandes de vieux t-shirts de toutes les couleurs, unis ou à motifs.

Avec des bandes de vieux t-shirts
Ou de la grosse grosse laine

Voilà, nous pouvons commencer le tissage. Commençons par nouer le brin de fil à la ficelle tendue de gauche. Puis commence le dessus-dessous-dessus-dessous etc etc etc… Quand nous arrivons en fin de ligne, on continue dans l’autre sens dessous quand c’était dessus et dessus quand c’était dessous. En images ce sera plus clair. Bien « tasser » chaque ligne pour un meilleur rendu.

Dessus dessous dessus dessous, une ligne après l’autre.

Lorsqu’on arrive au bout de son brin de fil, on noue le prochain brin au premier. Ça fait un noeud, ok, mais moi ça ne me dérange pas 😉. Ne pas choisir des brins trop longs, on s’emmêle, c’est la galère !!!

Avec de la grosse laine.

Lorsque nous arrivons à 7cm du haut à peu près, ou avant si le coeur n’y est plus c’est le moment de stopper. Nouer votre fil à la ficelle tendue. Puis on coupe les ficelles tendues deux par deux et on les noue solidement ensemble. On détache ainsi notre tissage du cadre petit à petit. Recommençons de l’autre côté.

Je noue les ficelles 2 par 2.

Et voilà c’est terminé. A faire avec toutes sortes de matériaux, rajouter des perles, des rubans, des fanfreluches. Il n’y a pas de limite à votre imagination. On peut rajouter des ficelles tendues pour utiliser une laine plus fine, le rendu n’en sera que meilleur.

Alors, quelle est la plus belle tapisserie?

Covid 19

Durant toute la période du confinement les séances d’accompagnement personnalisé, les stages et les ateliers parents sont annulés. Un stage sur le thème des dinosaures est en cours de préparation pour le mois de juillet, en espérant qu’il pourra être maintenu.

Je vous proposerai une idée d’activité à faire avec votre enfant ou par lui en autonomie pour vivre au mieux ces moments en famille. A suivre…

Je reste à votre disposition par téléphone, mail ou vidéo conférence en cas de besoin, n’hésitez pas à me contacter.

Portez-vous bien, prenez soin de vous et surtout faites comme moi: restez chez vous.

LAND ART

Qu’est ce que le Land Art? C’est une tendance de l’art contemporain qui utilise des matériaux issus de la nature le plus souvent dans un cadre naturel. La création subira l’érosion, le vent, la pluie et est le plus souvent amenée à disparaître avec le temps. C’est la photographie qui permettra d’en garder une trace.

Des artistes et des oeuvres: Andy Goldsworthy, Nils Udo…

Il est très simple et amusant de créer une oeuvre de Land Art en famille de 18 mois à… 100ans! Au plaisir de ramasser des branches, des cailloux, des fleurs, des feuilles, brins d’herbe, plumes etc… s’ajoute celui d’agencer ces trésors pour créer son oeuvre unique. On peut former un paysage, une figure, un visage, un animal, tout est possible. Ensuite prendre une photo, l’imprimer puis l’encadrer permet de garder une trace de ce beau moment.

Pour les familles qui ne possèdent pas d’un petit bout de jardin, de graines, des lentilles, du riz… peuvent être assemblés et former un magnifique tableau à l’intérieur. En art tout est possible !

Amusez-vous, créez en toute liberté, le résultat sera formidable puisqu’il sera le fruit de votre imagination, création, envie. Envoyez- moi les photos de vos créations, je les présenterai ici avec plaisir.

Oeuvre de Mathias 13 ans
Oeuvre réalisée par Yann 7 ans
Création de Calvin 12 ans, merci à lui.
Création d’Antonin (7 ans) et sa famille. Bravo!!!