Le droit à l’erreur, intervention de Claire Blondel

En France la peur de se tromper est omniprésente. Moi-même j’ai longtemps repoussé ou même sabordé certains de mes projets par peur de me tromper! Et je ne suis pas la seule… Claire Blondel nous explique ainsi que la France est 56e sur 59 pays étudiés pour leur nombre d’entrepreneurs et encore il n’est pas question de l’échec des entreprises et de leurs raisons… Créer une entreprise en France est difficile, les causes d’un échec sont souvent liées à une fiscalité étouffante, mais pas seulement… la peur de l’échec conditionne certains de nos gestes, de nos choix…

L’expérience de Claire Blondel et ses filles

Dans cette vidéo Claire Blondel nous explique que notre culture française est responsable de cette peur de l’échec.

A partir d’exemples liés à ses filles scolarisées, elle nous présente quatre conséquences de cette peur de l’échec.

Conséquence 1 de la peur de se tromper : l’intolérance

Claire Blondel a vécu en Asie, au Japon plus particulièrement. Les codes sont différents, codes culturels, mais également manière de montrer un chiffre par exemple ou encore de calligraphier. Ainsi sa fille ayant appris la calligraphie anglaise et non française a été critiquée, reprise car n’écrivant pas bien.

Le risque à terme : penser qu’une seule façon d’écrire, de penser est correcte. Ne vaut-il pas mieux nous enrichir des différences des uns et des autres? Ne pas oublier que plusieurs voies sont possibles?

Conséquence 2 de la peur d’échouer : une mauvaise estime de soi.

A 9 ans, la fille de Sophie Blondel a dit :

Je suis fatiguée d’avoir peur de me tromper.

En effet, depuis qu’elle était en France, elle accumulait les mauvais résultats à ses dictées. Convaincue que ses efforts étaient vains, elle n’essayait plus… Une amie s’est souvenue qu’elle avait de bons résultats dans son autre école, elle le lui a rappelé. L’enfant s’est alors remotivée et, après plusieurs excellents résultats, au moment du témoignage elle venait d’obtenir son premier 20/20. Un comble, sans ce regard, elle serait devenue une enfant en difficultés…

On ne le dira jamais assez : répéter à un enfant qu’il ne peut pas, c’est le meilleur moyen de l’empêcher de réussir.

Conséquence 3 : un manque d’autonomie face à ses erreurs.

Sophie Blondel évoque deux systèmes, le système Jidoka qui est destiné au monde professionnel au Japon (au lieu d’un contrôleur en fin de chaine, c’est l’opérateur qui auto-évalue son travail et peut arrêter la chaine en cas de souci) et le système auto-correctif Montessori destiné aux enfants.

Dans ces systèmes ce n’est pas une personne extérieure qui contrôle, il ne s’agit plus d’agir par peur ou pour plaire, mais d’agir pour soi.

Conséquence 4 : un manque de persévérance

En doutant de soi, en ne sachant plus pourquoi on agit, la moindre difficulté nous pousse trop souvent à abandonner. La petite voix en nous répète : « laisse-tomber, tu n’y arriveras pas« , cette petite voix n’est pas la nôtre, ce sont toutes les voix que nous avons entendues depuis que nous sommes petits, ces voix qui croyant souvent bien faire pointaient nos erreurs au lieu de nous encourager.

Le succès c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme.

Winston Churchill avait raison. Ne perdons pas notre enthousiasme, tentons encore et encore!  Le meilleur moyen de savoir si ça peut fonctionner, n’est-il pas d’essayer? Alors qu’en dites-vous : et si nous proposions aux enfants d’essayer encore et encore en regardant ce qui fonctionne, en les laissant tenter et réussir? 🙂

2 réflexions sur “Le droit à l’erreur, intervention de Claire Blondel

  1. Merci Iza pour cet article et cette vidéo. Ce qui est vrai pour les enfants l’est aussi pour les adultes.. persévérer, essayer encore, y croire toujours pour un jour peut-être touché du bout des doigts son objectif.. pas toujours facile de montrer l’expemple à nos enfants dans ce domaine et pourtant, il est tellement rassurant pour eux de voir que même nous « adultes » pouvons nous tromper, ne pas y arriver et se relever pour essayer encore 🙂

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  2. Tout à fait. Même si ce n’est pas facile, même si parfois nous tombons, je crois aussi que notre exemple peut aider notre enfant : pas dans le sens réussir toujours, mais se tromper, montrer que la fin du monde n’est pas là, tenter encore.
    Bonne journée !

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